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Jiangshuai hou |
| | Né en 1994, à Weifang, Chine. Diplômé de l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon. Travaille et vit à Dijon et Paris, France.
" Mes travaux actuels portent sur les formes contemporaines de « colonisation foncière » qui émergent dans le cadre des processus d’urbanisation dominés par la logique accélérée du néolibéralisme. (...)
Je puise mon inspiration dans une pratique spatiale discrète observée dans les rues des villes chinoises, initiée par les ramasseurs de déchets. (...) Dans mon travail, j’adopte la « collecte et la cueillette » comme méthode pour répondre à ces actes d’occupation « à la manière des pirates » et les traduire. Il ne s’agit pas seulement d’une stratégie spatiale, mais aussi d’une réponse à l’absence de terre. (...)
À travers une juxtaposition de type montage, je tisse ensemble poésie, matériaux de récupération, terre et graines, développant ainsi un « dialecte » poétique qui relie l’expérience personnelle aux réalités politiques."
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Where are you from ? | | | 
| | | Jiangshuai Hou, Where are you from?
Terre, bois, noyau de pêche coulé en aluminium, caisses de transport, corde en nylon, palette en bois, caisson lumineux LED. 120 × 85 × 110 cm. 2025. Courtesy de l’artiste |
| | He asks: “Where are you from?”
She asks: “Where are you from?”
You ask: “Where are you from?”
And I, too, ask myself:
“Where are you from?”
…
Le projet se compose de caisses de transport en bois remplies de terre. Une enseigne publicitaire LED est suspendue à la structure en bois et diffuse en boucle le poème : Where are you from ?
Il fait écho aux pratiques de plantation dites « pirates » observées dans les rues des villes
chinoises. Des objets logistiques récupérés — palettes en bois, caisses de transport, bacs de manutention — sont réemployés pour collecter de la terre et pratiquer une forme de jardinage de guérilla. Dans le contexte du capitalisme tardif et de sa logique de production, de circulation et de consommation illimitées, ces pratiques font émerger, dans les interstices urbains, un « territoire nomade » : une terre en mouvement et une métaphore de la reconstruction continue de l’identité. |
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