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Antoine Petel

 

Plasticien
Né en1956
vit et travaille à Montreuil

 

Antoine Petel mêle son art aux sciences. Initié à la biologie, les morphologies végétales, animales ou humaines dévoilent son intérêt pour les formes et le mouvement.
Entre peinture et sculpture, ses œuvres allient acier ou inox, peinture à l’huile ou acrylique, pour former des “objets” dont l’inspiration est organique et cellulaire. Il utilise le métal, la résine et des couleurs vives. Dans ses œuvres, les formes apparaissent comme des cellules, des organismes vivants. Les tiges de métal colorées se croisent, se tordent, se trémoussent et se déploient dans l’espace pour former des schémas mobiles, graphiques ou géométriques, d’aspect organique. Graines, feuilles, éléments végétals ou animals se confondent et s’entremêlent dans une ronde de croissance et de mutation. De la constellation galactique aux éléments végétaux, aux semblants de veinules ou de globules du corps humain, tout est mutation, mouvement, schème, assemblage.

#AntoinePetel

 

Sève Montante, Antoine Petel, installation à l'Atelier Blanc, mars 2021 © photos Thierry Boyer

 

Turbulence

 

Parce qu’il semble qu’au début, le vivant n’était rien d’autre :
Un peu de matière organique, inanimée, une sorte de bouillon, brassé au rythme tellurique d’un monde qui se fait.
Puis, nous sommes là, nous, l’humanité, de toute cette turbulence issus, sans aucune raison apparente, sur la terre, parmi beaucoup d’autres choses… des choses vivantes, pleines de métabolismes variés.
Nous sommes là, seule espèce vivante, intelligente, à tourner en rond, en carré ou en boule, à se taper dessus à force d’ennui, à s’inventer des dieux pour faire tenir le monde, à faire de l’amour l’essence de toute chose…
Seul animal à vouloir désespérément donner un sens à la vie.
Mais, le temps a changé de dimension. Il est devenu plus petit, plus court, plus vite.
Il est devenu aujourd’hui…
Avant, chacun savait où et pourquoi il était là : Nos dieux avaient les réponses. Maintenant, nous en sommes moins sûr. D’ailleurs, avons-nous encore besoin de réponses ? La science, la technique savent pour nous, décident pour nous. On fait, à mesure que l’on peut faire, que l’on sait faire. Sans se poser de questions au-delà.
C’est l’histoire du fétu de paille, soumis aux caprices des vents, aux turbulences, à nouveau : On a seulement changé de turbulences.
Et l’aventure naturelle continue.
Si la nature essayait les choses au hasard, de façon chaotique, maintenant, c’est l’homme qui va tenir les commandes. Nous nous rêvons, d’ores et déjà, à la mesure du monde, avant d’être la mesure du monde.
Bien sur, nous ne savons pas plus ou nous devons aller ni vraiment ce qu’il faut faire, car rien n’a changé : C’est toujours l’aventure sans boussole. A cette nuance près, que nous participerons à la transformation du vivant, à la transformation de nous-mêmes, en toute responsabilité.
Nous n’avons plus de dieu à peindre, derrière lequel nous cacher. mais il reste tout à faire : S’inventer un devenir, dire encore la beauté du monde, crier toujours notre étonnement d’être là, si léger, si fragile, finalement, au milieu d’un tel désordre d’actions et d’entreprises. Il nous reste à chercher un sens à ce monde que nous inventons malgré nous.
Nous sommes dans cette situation ambiguë et paradoxale d’être en mesure de refaire le monde, de refaire la vie, de nous refaire nous-mêmes, alors que nous ne savons, toujours pas, ce que nous sommes.
Aussi, nous avons à poser des questions, à parler de l’homme : Comment le ferons-nous, comment l’aimerons-nous ? Maintenant que se renforce la sensation d’être au cœur des choses, nous avons à parler… de la vie.

Antoine Petel

 

Antoine Petel à travers le regard de Michaële-Andréa Schatt

 

Plier, souder, tordre, sertir, ornementer : la sculpture d’Antoine Petel se déploie dans l’espace sous des formes multiples, combinées. Le fer se courbe, s’invagine, dessine une sorte de cartographie utopique du vivant. Faut-il parler de peinture dans l’espace ou plutôt de sculpture peinte, polychrome ? Écrire, c’est ici naviguer dans cet entre-deux, ou plutôt esquisser, dépeindre quelques moments de perception... ...ce travail de plasticien réconcilie une pensée poétique du vivant avec une réflexion issue de la biologie. Il dessine l’arabesque ondulante et protéiforme d’un élan de vie. Matisse notait : « L’arabesque s’organise comme une musique : elle a son timbre particulier. » Telle une structure filaire, ramifiée, réticulée, dessine un ensemble de liens, une biostructure, réceptive aux aléas humains. La sculpture ressemble à une passion des intervalles, boucles qui s’entrelacent, formes ouvertes, musicalité... Antoine Petel interroge la plasticité du vivant : circonvolution, cellule, réseau, terminaison nerveuse... Le dessin est porté à l’excès, simplifié, épuré. Les traits sectionnent la surface plane pour trancher le visible. Tout ce qui ne peut pas être considéré comme contour est supprimé : les formes s’installent dans un entredeux — un espace ouvert, une durée... Elles offrent une modulation volumétrique par le jeu de l’espace et de la couleur, jeu des vides et des pleins. Les surfaces sont encloses, sans ombres. Sortes d’esquisses préalables à l’élaboration non pas d’une machine, mais d’un organisme vivant, d’un individu en devenir, germe, morphogenèse... Dans une sorte d’utopie, Antoine Petel prend le réel en otage et l’y plie pour le rendre conforme à son projet. En isolant un motif signe, figure générique, il manifeste avec un fil tendu mais ténu la fragilité de l’être...

Michaële-Andréa Schatt : Notes /Août 2007 (extraits)

 

Expositions personnelles (extrait)

 


2019-20 "cristaux et pollen" Galerie Mansard, Paris
2017-18 « Formal charm : variation and apical cell » Galerie Mansard, Paris
2017 « Histoires naturelles » dessins, Galerie Galearte, rue de l'abbé Groult, Paris
2016 « Topologies » Galerie B.Y. Chatel, rue des Tournelles, Paris
2015 « Echeveau fertile » le Pavé dOrsay, rue de Lille, Paris
2015 « Corrélations » Exposition chez E. et A.Metzger, rue de Thorigny, Paris
2012 Galerie Design 58. 58, rue Mazarine, Paris
2009 Galerie municipale Julio Gonzalez, Arcueil
2007 MAC 2000, espace Champerret, Paris

 

LIENS

 

+ Site personnel d'Antoine Petel
+ Antoine Petel représenté par la Galerie GALEARTE, Paris

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