Expositions

 J'AI DESCENDU DANS ...
   - Antoine PETEL
   - Didier TRENET
   - Thierry BOYER
   - Anne-Sylvie HUBERT
   - Michaële-Andréa SCHATT
 Autour des expositions
 À venir . L'Atelier Blanc
 À venir . Moulin des Arts
 Archives
 

Actualités

Didier Trenet

 

Dessinateur et sculpteur
Né en 1965 à Beaune
Vit et travaille à Trambly

 

En clin d’œil à la création d’une œuvre en bronze de 6 m et un fauteuil en béton qu’il installera cet été aux abords de la Maison du Gouverneur de Najac, pour en prolonger l’esprit des lieux, Didier Trenet honore avec humour le jardin de l’Atelier Blanc avec Vanille Chocolat.

 

 

Didier Trenet, Vanille chocolat, résine, polyester patiné, 266 x 100 x 85 cm, 2006-2011 courtesy Galerie Papillon, Paris © photo Thierry Boyer

 

Lorsqu’il commence sa carrière artistique, Didier Trenet ancre sa pratique dans le dessin, qu’il pratique avec ferveur et obsession. Il est très amoureux de la peinture ancienne, et en particulier des œuvres de Fragonard, de Greuze, de Nicolas Poussin, d’Hubert Robert. De cette digestion graphique de l’histoire procèdent aujourd’hui des collages, des lavis ou aquarelles, des sculptures et des photographies. Toutes ces œuvres entretiennent de savants rapports avec leurs modèles, et témoignent de l’esprit de l’artiste, penseur fantaisiste, traversé par la littérature, la sémiotique et l’esthétique. Ainsi, l’art de Didier Trenet détourne, suggère, porte un regard critique et moqueur sur ce qui l’entoure, en faisant souvent une boucle du côté de la mémoire et du passé de la culture occidentale. Souvent iconoclastes, ses œuvres sont lestées d’histoires buissonnières, venues de différentes époques, et l’imaginaire de l’artiste entre précisément en effervescence par ces mises en relations piquantes, inattendues, bizarres. Ce qu’il énonce dans une jolie formule manifeste : « Si j’avais été un bateau, je crois que je n’aurais pu flotter qu’entre deux eaux. »

 

Didier trenet à travers le regard de eva prouteau

 

VANILLE CHOCOLAT (anciennement V).
À quoi joue Didier Trenet en nappant de crème glacée une main géante qui dessine le signe du V ? Comme souvent chez l’artiste, cette proposition procède par allusion, feuilletage de références, détours par l’histoire et l’histoire de l’art.
En France, la plus ancienne référence au signe V date du XVIe siècle, dans un ouvrage de François Rabelais. Mais c'est durant la Seconde Guerre mondiale que le signe V prend toute son ampleur et devient un symbole patriotique de la lutte anti-nazie. Le 14 janvier 1941, l'ancien ministre belge Victor de Laveleye propose à la radio de la BBC, où il officie comme présentateur, d'utiliser ce symbole en signe de lutte contre l'occupant. La BBC relaye cette campagne, dénommée ensuite « campagne des V », en Belgique, aux Pays-Bas et dans le Nord de la France. Winston Churchill adhère à cette campagne et fait ce geste dès qu'un photographe est présent. Charles de Gaulle n’est pas en reste et fait le signe dans ses discours à partir de 1942. Bien plus tard, le signe V est également employé par le mouvement Solidarność, en Pologne, comme symbole d'opposition au communisme et au pouvoir en place. Dans les années 1960 aux États-Unis, le V est repris par les mouvements s'opposant à la guerre du Viêt Nam. En Asie de l'Est et plus particulièrement au Japon, le signe V est populaire depuis les années 1960-1970 après sa diffusion par des personnalités médiatiques : il est ainsi fréquemment utilisé par des personnes qui se font prendre en photo.
C’est peut-être l’efficacité internationale du signe V, acommodé à tant de sauces différentes mais traduisant toujours l’idée du succès, qui a retenu l’attention de Didier Trenet lorsqu’il a conçu cette sculpture pour l’espace public. Plus adepte des désastres que des victoires proclamées, l’artiste a imaginé un signe V qui ne serait plus que la dernière partie visible d’un monumental corps enfoui, métaphore douce-amère d’une victoire qui a des allures de naufrage. Pour ce projet, Didier Trenet a débuté ses recherches par une série de dessins, qu’il commente ainsi :
« Ce petit ensemble de dessins à la plume poursuivait une méditation sur ce que pourrait encore signifier la présence de sculptures et plus généralement de l’art dans l'espace public.
Ceci si l'on se souvient que l'art dans l'espace public a consisté pendant des siècles en la théâtralisation du pouvoir politique et militaire par le biais de monuments civils. Depuis le siècle dernier, le pouvoir et la sculpture se sont modernisés et font chambre à part.
Aujourd'hui, à défaut de pouvoir définir précisément ce qu'est l'espace public, on peut toutefois observer combien celui-ci semble s'être définitivement dissout dans le monde médiatique, où apparemment l'attention ne se porte plus guère sur l'Histoire et encore moins sur l'Art (euphémisme!), mais bien plus essentiellement vers la publicité, la communication et l'actualité la plus fugace, dont le fait divers tient une grande part.
À partir de ces observations, j'ai imaginé des objets qui s'inscriraient physiquement dans l'espace public, pour tenter de ressaisir et relocaliser sa part tragique qui a tendance à s'évaporer dans la sphère médiatique.
Avec Vanille chocolat (Anciennement « V »), nous sommes d'une certaine manière en présence d'un reste, une sorte de fiction archéologique.
On pourrait imaginer en effet cette main d'environ 2,5m de haut comme le fragment d'un colosse disparu, témoin d'une épopée tragi-comique dont le geste demeure figé dans l'instant de son dénouement.
Voici l’Antique victoire,
Le souverain fugace.
Voici la liberté
Qu'aucun ne réclama.
Voici le lait bouillant,
Révolte en chocolat. »



 

Expositions personnelles et collectives (extrait)

 


2021 Penser le paysage, Chapelle de la Visitation,Thanon-les-Bains
2020 Gontierama, Musée d’Art et d’Histoire, Château-Gonthier
2019 Histoires de dessins - Le hasard & le vagabond,
Frac Picardie, Amiens
2018 Auto fictions - Contemporary drawing Prix de dessin Guerlain, Wilhelm-Hack-Museum, Ludwigshafen am Rhein
2017 Images invraisemblables, Galerie Papillon, Paris
2015 1%, Collège de Saint-Philibert-de-Grand-Lieu,
2014 Hot water in my girlfriend, Galerie Claudine Papillon, Paris
2014 Iconoscope, Montpellier
2013 Moments artistiques, Paris Espace/Sculpture,
2013 Musée des Ursulines, Mâcon
2013 «Vous oubliez votre cheval», Biennale de Lyon
2013 Château de Rambouillet, Rambouillet

 

Liens

 

Didier Trenet représenté par la Galerie Papillon, Paris

#DidierTrenet

 

LIENS

 

+ Représenté par la Galerie Papillon, Paris

- Accueil - Poussez la porte - Expositions - Actions - Revue de presse - Liens - Nous soutenir - English, push the door - Plan du site / Téléchargements -
création de site internet - hébergement : base2prod