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Cassandre Fournet |
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Relevés du quotidien | | | Installation de Cassandre Fournet
du 20.08 au 05.09.2026
[ L’Atelier Blanc, 21 rue de la République 12200 Villefranche-de-Rouergue ]
entrée libre du mardi au samedi de 14h à 18h et le jeudi de 10h à 12h |
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| | | Cassandre Fournet, Ouvrage sous tension, 2025, détail. Courstesy de l'artiste |
| | Dans Relevés du quotidien, la peinture, le dessin et l'installation prennent pour point de départ des éléments ordinaires du paysage urbain : boîtiers électriques, fragments de chantier, végétation spontanée, objets de signalisation ou débris de matériaux. Prélevés de leur contexte habituel, ces détails deviennent les témoins d'un territoire en transformation.
Les œuvres procèdent par observation, collecte et déplacement. Les motifs peints s'attardent sur des éléments souvent ignorés, tandis que les installations empruntent certains codes de présentation archéologique : fragments rassemblés, vestiges exposés, relevés dessinés. Sans chercher à reconstituer une histoire précise, elles interrogent la manière dont nous regardons les traces discrètes qui composent notre environnement.
Entre chantier et site de fouille, entre document et fiction, l'exposition propose une attention portée à ce qui affleure à la surface du présent. Les objets les plus communs y apparaissent comme des indices inscrits dans la matière du paysage.
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Cassandre Fournet est lauréate du prix du public du Prix Jeune Création 2022 | | | Née en 1992. Vit et travaille à Nantes.
Cassandre Fournet et l’archéologie du quotidien, extrait d'un texte de Jérôme Carrié :
"Le travail de Cassandre Fournet s’attache à représenter des détails auxquels nous n’accordons que peu d’importance lors de nos déplacements quotidiens. Au premier regard, il se dégage de ses œuvres un paradoxe entre la patiente construction plastique de l’image et la frêle réalité que celle-ci décrit. Par la maîtrise technique qui les caractérise, ses œuvres donnent une valeur à ces détails secondaires et insignifiants au premier abord : lieux abandonnés, murs délabrés, enseignes, panneaux, entrepôts, espaces en chantier, graffitis, végétaux qui poussent dans les fissures du bitume... À partir de ces presque riens issus de ses déambulations urbaines, l’artiste opère littéralement une « transfiguration du banal », pour reprendre le titre de l’ouvrage d’Arthur Danto." |
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